📓 J'écris un livre et je fais des choses qui comptent pour moi
Un livre pour mieux comprendre le burn-out de l'intérieur - se connecter à ses valeurs
Hello !
Ca fait un moment que je ne vous ai pas écrit ici. Pas que je n’aie rien à raconter, ou plus envie de vous écrire, pas du tout ! Mais, je pense que vous l’aurez compris, j’écris selon ce qui vient. Et là, ce qui vient n’a pas sa place directement ici, ce serait trop long et c’est trop différent, même si le thème est cohérent.
Donc, je vous raconte simplement ça, mes actualités et mes derniers coups de coeur.
📖 Un livre !
J’ai mis un certain temps à simplement accepter de prendre au sérieux ce projet (coucou, petit syndrome de l’imposteur qui revient ?), mais, voilà que j’entreprends d’écrire un livre. Rien que ça… je l’écris modestement sur Substack, sur l’autre publication, un chapitre par semaine. Je ne sais pas ce qu’il deviendra. S’il sera publié, ou pas. Peu importe pour l’instant. Toujours, il est lisible, comme un feuilleton, petit à petit, et, on verra ensuite. Il faut juste que ça sorte.
Les principes de thérapie marchent aussi ici. Le plus dur a été de passer du projet à la déclinaison concrète, un plan organisé. Ensuite, passer à l’action est juste la clé. Sans forcément attendre que ce soit parfait. Juste, plus on le fait, plus on prend confiance. En TCC, on appelle ça de l’exposition, en fait : affronter, graduellement une situation qui fait peur, pour que notre cerveau se rende compte qu’il n’y pas de danger réel, en fait, et finisse par désactiver l’alarme qu’il mettait en place, à l’excès, pour nous protéger. Là, c’est oser créer quelque chose et l’exposer au monde, alors qu’évidemment, au départ, ça fait peur. Plus j’avance et plus je crois à ce que je fais. D’où l’idée de vous en parler aussi. Je n’osais pas trop tant qu’il n’y avait qu’un ou 2 chapitres, si jamais je m’arrêtais en route.
Il faut dire que je l’ai déjà commencé il y a plus de 20 ans, et puis en début d’année dernière j’avais fait le plan et 1 chapitre, et puis ensuite, l’escadrille d’emmerdes dont je vous avais parlé était arrivée, et du coup, l’énergie pour le faire n’était plus là. Une fois ma situation plus sécurisée, et l’énergie revenue, l’idée est aussi revenue. Et là j’ai 8 chapitres écrits déjà (et 4 sortis), donc je pense que je vais réussir à le mener à terme.
Voilà, donc, j’écris Externe : les silences de l’hôpital. Voilà la présentation :
Si le coeur vous en dit, vous pouvez suivre l’aventure de Camille, qui raconte globalement comment mon personnage a très bien appris à se presser le citron à fond. Et ça ne lui a pas réussi.
Ca a fini par s’imposer comme une nécessité, cette histoire a besoin de sortir de moi.
J'écris le soir où le week-end, maintenant que le plan de l'histoire est fait, cela avance bien. J'ai plutôt du mal à m'arrêter ! Ecrire me fait du bien, j'ai le sentiment que ça m'aide à remettre les choses en place, prendre plus de recul, encore, sur ce qui s'est passé.
J’ai vraiment envie de faire comprendre comment le burn-out s’installe (un exemple en tout cas). Si ça pouvait aussi faire évoluer les choses, dans ces études... certains commencent à évoquer la violence de ce système, comme Maxim Challiot par exemple, alors que c’était plutôt tabou. Déjà rien qu’en faire prendre conscience, y contribuer, c’est la part minimum que j’aie à faire. C’était trop difficile au départ. Maintenant, ça peut servir. Je ne pense pas que ça ait dramatiquement évolué même en 20 ans. Pas de ce que me racontent de plus jeunes médecins maintenant… Même si ceux qui le sont, sont ceux qui ont tenu, et que malgré tout, il y en a une majorité.
Je me dis que détailler la façon dont on arrive au burn-out, avec un exemple concret, peut sans doute mieux aider des gens à se rendre compte qu'ils sont en train de tomber dans le piège. Par rapport à Te presse pas le citron, justement... ce n’est pas le stade de comment faire, mais comprendre comment ça arrive. De l’extérieur aussi, pour l’entourage, par exemple. Qui ne voit que le sommet de l’iceberg.
Je veux montrer que se presser mieux le citron, s’enjoindre à toujours plus de performance, ça ne peut pas marcher, en fait. C'est le mensonge des croyances sur le mérite, la productivité, et de croire que oui... c’est le piège insidieux qui fait que les gens continuent trop loin.
Et vous, avez-vous déjà senti que vous partiez dans cette spirale sans fin ? Nous n’avons pas tous les mêmes injonctions, et tous les burn-out n’ont pas les mêmes causes non plus, tout est question de contexte et de personnes.
Si vous souhaitez échanger autour de ce thème, ou de l’histoire de Camille, il y a un Chat dédié aux abonnés de Externe, gratuit mais visible uniquement des abonnés. C’est un lieu convivial pour échanger, partager des idées, poser des questions …
J’ai hâte de vous retrouver dans cet espace dédié à nos échanges !
Je verrai quand je vous réécrirai ici, mais je vais essayer au minimum de vous tenir au courant ;) Et à la vitesse où j’avance, je crois que ça ne devrait pas être trop long.
📰 Les actus du début d’année
Au fait, bonne année ! Même si c’est en retard. J’ai pensé à vous, mais vous savez le nombre de fois où il faut que je pense à quelque chose avant que ça se fasse…
Imagery Rescripting
A part ça cette première actualité qui prend pas mal de place, je continue ma formation et je me suis formée à une technique appelée Imagery Rescripting, qui permet de revisiter des souvenirs pour les réécrire et modifier notre vécu pour réagir de façon plus appropriée aux situations actuelles.
C’est très utile dans les traumatismes, ou souvenirs envahissants, et même cauchemars, d’ailleurs. Quand on se rend compte par exemple que malgré pas mal de travail en restructuration cognitive, cela reste compliqué de faire diminuer le niveau d’activation face à des croyances qui se réveillent, c’est souvent parce que c’est connecté à un souvenir vraiment marquant et qu’on n’a pas bien réussi à traiter. Souvent, notre cerveau a … un peu déconnecté, et pas réussi à faire quelque chose de ce souvenir; et puis, c’est très marquant émotionnaient, du coup c’est quasi épidermique, presse-bouton, la réaction que nous pouvons avoir. Certaines choses passent bien avec la thérapie d’exposition, la restructuration cognitive, et parfois, non : l’imagery rescripting permet alors d’aller directement retravailler comment on a vécu ce souvenir, et réécrire ce vécu. On ne sait pas encore très bien pourquoi ça marche. Mais ça marche.
Actus perso
Côté perso, à force de faire des matrices ACT qui servent de boussole pour aider les gens à trouver vers quoi aller pour vivre mieux, retrouver leurs valeurs, s’y reconnecter… j'ai mis en pratique pour moi, pour être logique !
J'ai réalisé un vieux rêve : je fais partie d'un groupe de musique ! Je n'aurais quasiment pas cru ça possible, mais, l'occasion s'est présentée presque toute seule. On fait même des concerts, et tout, à notre échelle, dans le cadre d’une école de musique. Mais ça reste un grand bonheur pour moi de partager la musique. Rien à voir avec en faire tout seul !
C’est un niveau de détail, sur cette valeur qu’est pour moi la pratique de la musique, peut-être, mais cela va aussi avec ma valeur de partage, qui est importante (à laquelle cette newsletter contribue aussi, différemment !). C’est justement ce sur quoi j’aide les gens à travailler : pour aller bien, il ne s’agit pas juste d’avoir une vie théoriquement adéquate, sur le papier. C’est plutôt que vraiment, la qualité de ce qu’on vit dans chacun de nos grands domaines soit vraiment là. Dans le travail particulièrement, ça peut demander un niveau de détail fin. Mais ça fait toute la différence. Si votre vie ne vous nourrit pas assez, vous finissez par vous sentir vide et sans énergie… retrouver ce qui vous anime vraiment, ça vous rebooste.
Et, j'éprouve le besoin aussi de plus faire partie de la vie locale... le tout était de trouver comment le faire : je fais partie d'une liste municipale (et ça aussi.. c'est venu tout seul me chercher, décidément). Cela dit, que nous soyons élus ou pas, l’idée est de continuer à faire vivre une démarche citoyenne participative. Et ça, évidemment, ça me plaît beaucoup, et surtout, je sais que ça marche… j’ai fait ça 15 ans en entreprise, je peux le transposer à la vie publique. Bref, on verra, mais toujours la dynamique est chouette. Le contexte élections, moins, on a à peine publié 2 trucs sur Facebook que la concurrence s’acharne sur nous, eh bien, ce réseau me manquait pour les amis, mais pas pour ce style de comportement. On est mieux sur celui-ci.
Donc pour le moment, rien à voir avec 2025 : j'ai l'impression que les planètes s'alignent, une fois le fonctionnement de mon activité un peu plus sécurisé ! Même si tout n’est pas encore tout rose, je n’ai pas attendu finalement que ce soit parfait pour reprendre des choses qui me tenaient à coeur, et ça fait du bien.
Un peu de rangement dans le citron !
Je me suis quand même occupée de vous, même si je ne vous ai pas écrit. J’ai fait du rangement, parce qu’on ne s’y retrouvait plus dans le blog.
Vous retrouverez donc (sauf si ça rechange plus tard !) :
une rubrique 🧠 L’envers du citron qui regroupe tout ce qui concerne des explications de notre fonctionnement, des articles type journal comme aujourd’hui, des dossiers thématiques
une rubrique 🍋 Apprivoiser son citron avec les ressources que je peux trouver sur internet et les outils que je crée, accessibles aux abonnés Premium.
les audios de pleine conscience, relaxation, de même accessibles aux abonnés Premium : Les Audios Zen de Te presse pas le citron que vous pouvez retrouver aussi sur Spotify.
Normalement, si vous allez sur tepressepaslecitron.fr depuis un ordinateur, vous devriez les trouver facilement dans le menu. Sur l’application Substack, par contre, tout est mélangé, mais j’ai essayé de mettre un petit code icône à chaque article pour retrouver plus facilement.
💓Mes derniers coups de coeur
Vous les retrouverez dans de nouveaux articles “listes” que je complète au fur et à mesure dans la rubrique 🍋 Apprivoiser son citron, comme :
mais voici ici les derniers en date depuis la dernière fois que je vous ai écrit :
le podcast J’ai un problème d’Emmanuelle Piquet et Rebecca Ricchi qui aborde avec l’approche systémique, toujours aussi … décoiffante, des tas de problèmes relationnels quotidiens. Vraiment, je vous recommande chaudement, il n’y a rien à jeter, je crois qu’il n’y a pas une fois où je n’ai pas été d’accord avec quelque chose dit là-dedans (et ça, c’est rare quand même !)
Pour tout ce qui est difficulté familiale, de couple, avec les enfants, à l’école… il y a souvent des exemples vraiment intéressants.le podcast La perche de la Maison Perchée, un lieu de pair-aidants en santé mentale, ça parle de plein de troubles mentaux, par les personnes qui les vivent, et c’est aussi très intéressant pour comprendre, si vous êtes concerné·e directement, ou si un proche est concerné. On est jamais dans les baskets des autres, ça fait du bien et ça décale d’aller voir un peu comment ça se passe chez eux, réellement, en fait. Je n’ai pas encore tout écouté, mais pour l’instant je trouve l’animation très juste, pas morbide, pas triste, plutôt en contact avec la réalité pour comprendre, pas faire l’autruche mais aller vers les solutions.
le livre Ce n'est pas toi le problème du Youtubeur Psykocouac, qui est quand même psychologue aussi.
Il explique les causes systémiques des principaux problèmes de santé mentale actuels, car ce ne sont pas les personnes le problème ! Cela peut sans doute beaucoup changer votre vision des choses, je pense que vous pouvez être étonnés. Et si vous êtes concerné·e·s, ou un proche : vraiment, c’est une bonne idée. Parce qu’on passe une bonne partie de la thérapie déjà à évacuer la couche de culpabilité que la société nous fait porter. Il semblerait qu’avoir un problème de santé mentale, ce soit de notre faute, en plus ! Double peine ! Donc sortez de la double peine et allez lire ça.
Dites-moi ce que vous en avez pensé ! Si ces idées ou ces ressources vous on fait avancer, partagez-le à d’autres à qui cela peut être utile !









